Infidélité en France : statistiques et chiffres clés 2026
Introduction
Mesurer l’infidélité est un défi sociologique et psychologique majeur, confronté à des obstacles méthodologiques intrinsèques qui rendent toute quantification précise complexe. Le premier de ces obstacles est le biais de désirabilité sociale : les individus sont naturellement enclins à présenter une image d’eux-mêmes conforme aux normes sociales, ce qui conduit souvent à une sous-déclaration des comportements perçus comme moralement répréhensibles ou socialement stigmatisés. L’infidélité, malgré une certaine évolution des mœurs, reste un tabou dans de nombreuses cultures, incitant les personnes à cacher leurs aventures, même dans l’anonymat d’un sondage.
De plus, la définition même de l’infidélité varie considérablement d’un individu à l’autre, complexifiant la collecte de données homogènes. S’agit-il uniquement d’un acte sexuel ? Ou inclut-elle une dimension émotionnelle, comme un attachement profond à une tierce personne sans contact physique ? Quid de l’infidélité virtuelle, facilitée par les réseaux sociaux et les applications de rencontre, qui peut prendre la forme de flirt, d’échanges de messages à caractère sexuel ou même de cybersexe ? Ces distinctions sont rarement explicitées avec rigueur dans les sondages grand public, menant à des interprétations diverses par les répondants.
Face à cette complexité, il est impératif de croiser les sources, d’analyser les méthodologies de chaque étude (questions posées, taille et représentativité de l’échantillon, mode de recueil des réponses – auto-déclaratif, anonyme, en ligne, face-à-face) et de considérer les commanditaires des enquêtes, qui peuvent parfois influencer, même inconsciemment, la formulation des questions ou l’interprétation des résultats. Ce dossier propose une synthèse des données disponibles pour la France, en s’appuyant sur des études récentes et une analyse critique.
Section 1 : La fréquence réelle de l’infidélité en France
Les chiffres concernant la fréquence de l’infidélité en France varient selon les études, mais tendent à dessiner une tendance générale. L’étude IFOP la plus récente et souvent citée, commandée par le site de rencontres extra-conjugales Gleeden en 2023, révèle des proportions significatives : 36% des hommes et 24% des femmes déclarent avoir déjà été infidèles au cours de leur vie. Ces chiffres, bien que potentiellement sujets à une légère surestimation compte tenu du commanditaire (des personnes utilisant un site dédié à l’infidélité pourraient être plus enclines à déclarer leurs expériences), fournissent une base de référence solide et sont cohérents avec d’autres enquêtes.
Une comparaison avec des sondages antérieurs de l’IFOP permet d’observer une évolution. En 2010, les chiffres étaient de 33% pour les hommes et 20% pour les femmes. En 2013, on notait 34% pour les hommes et 21% pour les femmes. L’enquête de 2018 montrait une légère progression à 35% pour les hommes et 23% pour les femmes. Cette progression constante suggère une libération progressive de la parole et potentiellement une augmentation réelle des comportements, ou du moins de leur acceptation sociale. Il est important de noter que les questions posées peuvent légèrement varier d’une enquête à l’autre (“avez-vous déjà été infidèle ?” versus “avez-vous déjà eu une relation sexuelle en dehors de votre couple ?”), ce qui peut influencer les résultats. La méthodologie en ligne, privilégiée par l’IFOP pour ces études, offre un degré d’anonymat plus élevé que les enquêtes téléphoniques ou en face-à-face, ce qui peut encourager une plus grande sincérité des répondants.
L’infidélité varie également par tranche d’âge. Le pic se situe généralement entre 35 et 50 ans, période où les individus se sentent souvent plus établis professionnellement et personnellement, mais peuvent aussi ressentir un besoin de nouveauté ou d’affirmation. Chez les plus jeunes (18-25 ans), les taux sont plus faibles, souvent parce que les relations sont moins installées et la notion d’engagement moins rigide. Chez les plus âgés (plus de 60 ans), les taux diminuent, bien que l’infidélité ne soit pas inexistante, prenant parfois des formes différentes.
La durée de la relation est un facteur déterminant. Les études montrent une corrélation entre l’ancienneté du couple et la probabilité d’infidélité. Après la “crise des sept ans”, souvent citée comme un jalon, l’infidélité tend à augmenter. La routine, la baisse de la passion initiale et l’évolution individuelle des partenaires peuvent contribuer à l’émergence de désirs extérieurs. Les taux sont plus faibles dans les premières années de l’union, où la fusion et l’investissement mutuel sont à leur apogée.
Section 2 : Évolution historique 1970-2026
L’histoire de l’infidélité en France est indissociable des évolutions sociétales, technologiques et culturelles. Des années 1970, marquées par l’onde de choc de la révolution sexuelle et la libération des mœurs, aux années 2020 avec l’omniprésence du numérique, la perception et la pratique de l’infidélité ont été profondément transformées.
Dans les années 1970-1980, la libération sexuelle a brisé de nombreux tabous, mais l’infidélité restait majoritairement clandestine, souvent vécue dans la discrétion des cercles sociaux ou professionnels. L’accès aux opportunités était limité aux rencontres physiques. L’arrivée du Minitel dans les années 1980 a constitué une première révolution technologique. Bien qu’initialement conçu pour des services d’information, le Minitel rose a rapidement ouvert la voie à des échanges anonymes, précurseurs des sites de rencontres. Il a permis une forme d’infidélité virtuelle, ou du moins de flirt et d’échanges érotiques, à l’abri des regards, introduisant une nouvelle dimension de la transgression.
Ces chiffres alimentent le débat sur pourquoi on trompe son partenaire, une question psychologique que notre guide aborde en profondeur.
Le tournant du millénaire, avec l’avènement d’Internet dans les années 2000, a démocratisé l’accès à ces interactions. Les forums de discussion, les salons de chat, puis les premiers sites de rencontres généralistes ont multiplié les opportunités de créer des liens en dehors du couple officiel. C’est à partir des années 2006-2007 que les sites spécifiquement dédiés aux rencontres extra-conjugales ont commencé à émerger, comme Gleeden en 2009, offrant une plateforme assumée pour ce type de relations. Ces sites ont non seulement facilité l’accès à des partenaires potentiels mais ont aussi contribué à une certaine “normalisation” de l’infidélité, en créant des communautés d’individus partageant les mêmes intentions.
Les années 2010 ont été marquées par l’explosion des smartphones et des applications mobiles. Tinder, puis des applications comme Ashley Madison ou d’autres plateformes discrètes, ont rendu la recherche de partenaires extra-conjugaux instantanée, géolocalisée et accessible à tout moment, n’importe où. La discrétion est devenue plus facile grâce aux notifications silencieuses et aux interfaces épurées, permettant de jongler entre vie de couple et vie parallèle avec une facilité inédite.
L’évolution des déclarations d’infidélité, comme le montrent les sondages IFOP cités précédemment, reflète cette chronologie. Alors que les taux d’infidélité déclarés étaient plus bas dans les années 1970-1990 (souvent inférieurs à 25% pour les hommes et 15% pour les femmes dans les études de l’époque, bien que les méthodologies fussent différentes), ils ont progressivement augmenté avec la libération de la parole et l’accès facilité. On peut schématiser cette évolution comme suit :
- 1970-1980 : Faible déclaration, forte stigmatisation. Taux réels probablement sous-estimés.
- 1980-2000 (Minitel, début Internet) : Début de la libération de la parole, légère augmentation des déclarations.
- 2000-2010 (Sites de rencontres généralistes) : Accélération de la hausse des déclarations, acceptation progressive.
- 2010-2026 (Sites et apps dédiés, smartphones) : Déclarations à un niveau élevé, infidélité plus visible et “organisée”.
Le rôle de la libération de la parole est crucial. L’infidélité, bien que toujours source de souffrance, est moins un motif de honte absolue qu’auparavant. Les médias en parlent plus ouvertement, les séries télévisées et films explorent les nuances des liaisons extraconjugales, et la psychologie de couple aborde le sujet sans jugement. Cette désacralisation relative contribue à une plus grande honnêteté dans les enquêtes, même si la sous-déclaration persiste inévitablement.
Section 3 : Profils des personnes infidèles
L’analyse des profils des personnes infidèles en France révèle des constantes et des nuances intéressantes. Les données, issues de diverses études sociologiques et psychologiques (dont les sondages IFOP et des recherches universitaires), permettent de dresser un tableau général.

Par genre : Comme mentionné, les hommes déclarent plus fréquemment avoir été infidèles (36% selon l’IFOP 2023) que les femmes (24%). Cet écart, bien que persistant, tend à se réduire au fil des décennies, suggérant une convergence des comportements ou une plus grande liberté des femmes à assumer leur sexualité et leurs désirs extra-conjugaux.
Par âge : Le pic d’infidélité se situe généralement dans la tranche d’âge 35-50 ans. Pour les hommes, ce pic peut s’étendre de 40 à 55 ans, souvent associé à une “crise de la quarantaine” ou à une quête de renouvellement. Pour les femmes, le pic est légèrement plus précoce, souvent entre 30 et 45 ans, parfois lié à un besoin d’affirmation personnelle ou à des changements dans la dynamique du couple après l’arrivée des enfants.
Par CSP (Catégorie Socio-Professionnelle) : Les cadres et les professions intellectuelles supérieures, ainsi que les indépendants, sont souvent surreprésentés dans les statistiques d’infidélité. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer :
- Opportunités : Les déplacements professionnels fréquents, les séminaires, les réseaux professionnels élargis offrent plus d’occasions de rencontres.
- Moyens financiers : Une aisance économique peut faciliter l’organisation de rencontres discrètes (hôtels, restaurants) et offrir une plus grande indépendance.
- Pression professionnelle : Le stress et la charge mentale peuvent générer un besoin d’évasion ou de gratification rapide.
Des analyses complémentaires sur les dynamiques de couple sont disponibles sur femme-amour-seduction-homme.fr, notamment leurs articles sur la reconstruction post-infidélité.
Les témoignages de personnes fréquentant les sites de rencontre adultère illustrent ces statistiques de façon concrète.
Durée de couple : L’infidélité est statistiquement plus fréquente après 7 ans de vie commune. Ce seuil correspond souvent à une phase de stabilisation où la routine peut s’installer et où la passion des débuts peut s’estomper. Une autre période à risque se situe autour de 15-20 ans de relation, lorsque les enfants sont plus grands et que les partenaires peuvent se retrouver face à face après des années de focalisation sur la parentalité.
Situation professionnelle : Les métiers impliquant de nombreux déplacements (commerciaux, consultants, professions libérales avec clientèle éloignée) ou des horaires décalés sont associés à un risque accru d’infidélité. La distance géographique et temporelle crée des fenêtres d’opportunité et réduit le risque de découverte.
Structure familiale : La présence d’enfants est un facteur complexe. Pour certains, les enfants peuvent être un facteur inhibiteur, la peur des conséquences sur la famille étant un frein puissant. Pour d’autres, paradoxalement, les enfants peuvent être un facteur libérateur. La focalisation sur la parentalité peut reléguer le couple au second plan, créant un vide émotionnel ou sexuel que l’infidèle cherche à combler ailleurs. De plus, la logistique liée aux enfants peut servir de prétexte pour des absences.
Voici un tableau récapitulatif des profils types :
| Caractéristique | Hommes (tendances) | Femmes (tendances) | Observations générales |
|---|---|---|---|
| Taux déclaré (IFOP 2023) | 36% | 24% | L’écart se réduit. |
| Âge (pic) | 40-55 ans | 30-45 ans | Quête de renouveau, crise de la quarantaine/trentaine. |
| CSP | Cadres, professions libérales, indépendants | Cadres, professions libérales, indépendantes, professions de l’enseignement | Opportunités, autonomie financière, stress professionnel. |
| Durée de couple | Après 7 ans, puis 15-20 ans | Après 7 ans, puis 15-20 ans | Routine, besoin de renouveau, réévaluation du couple. |
| Situation pro. | Déplacements fréquents, horaires décalés | Déplacements fréquents, horaires décalés | Fenêtres d’opportunité, réduction du risque de découverte. |
| Enfants | Peut être inhibiteur (peur des conséquences) ou libérateur (négligence du couple) | Peut être inhibiteur ou libérateur (besoin d’attention, de reconnaissance) | Facteur complexe, dépend de la dynamique familiale et des motivations individuelles. |
Ces données sont des moyennes et ne reflètent pas la diversité des parcours individuels. L’infidélité est un phénomène multifactoriel, où les caractéristiques sociodémographiques interagissent avec des motivations psychologiques profondes.
Section 4 : Les motivations principales
Comprendre les motivations de l’infidélité est essentiel pour dépasser la simple statistique. Une étude publiée dans le Journal of Sex Research en 2023, basée sur un large échantillon international (mais dont les tendances peuvent être extrapolées à la France), a identifié un top 10 des raisons les plus fréquemment citées par les personnes infidèles. Parmi elles : le manque de satisfaction sexuelle dans le couple principal, le manque d’amour ou d’attention, le désir de nouveauté et d’excitation, la recherche d’une meilleure communication ou d’une connexion émotionnelle, la vengeance, l’estime de soi à renforcer, la curiosité, les problèmes personnels non liés au couple, l’ennui, et l’opportunité.
Il existe des différences significatives entre les motivations masculines et féminines. Traditionnellement, les hommes sont plus souvent motivés par la recherche de nouveauté sexuelle, l’attrait physique d’une tierce personne ou l’opportunité. Ils peuvent aussi chercher à renforcer leur virilité ou à fuir l’ennui. Les femmes, en revanche, sont plus souvent motivées par un manque émotionnel dans leur relation principale : un besoin d’attention, de reconnaissance, d’une connexion profonde, ou le sentiment de ne plus être désirée par leur partenaire. La quête de passion et d’intensité émotionnelle est une motivation féminine récurrente. Cependant, ces distinctions s’estompent avec l’évolution des rôles de genre, et de plus en plus de femmes citent des motivations purement sexuelles, tandis que les hommes expriment davantage de besoins émotionnels.
On distingue l’infidélité de circonstance de l’infidélité chronique. L’infidélité de circonstance est souvent le fruit d’une opportunité inattendue, sous l’effet de l’alcool, d’un moment de vulnérabilité ou d’une forte attirance passagère, sans intention préméditée. Elle peut être un acte isolé et source de regret. L’infidélité chronique, en revanche, est un schéma comportemental récurrent, souvent lié à des traits de personnalité (besoin constant de validation, impulsivité) ou à une insatisfaction profonde et persistante dans la vie conjugale qui n’est pas adressée.
Il est crucial de noter que l’infidélité n’est pas toujours corrélée à une insatisfaction conjugale profonde. En effet, selon certaines études psychologiques, dans environ 40% des cas, les personnes infidèles déclarent être globalement satisfaites de leur relation principale. Elles peuvent aimer leur partenaire, apprécier leur vie de famille et leur quotidien, mais chercher à combler un besoin spécifique (sexuel, émotionnel, d’aventure) qui n’est pas satisfait dans le cadre de leur couple, sans pour autant vouloir le quitter. Il peut s’agir d’une quête d’une “autre partie d’eux-mêmes” ou d’une exploration de désirs qui ne trouvent pas leur place dans la relation établie. La psychologie de l’attirance et des liaisons secrètes explore ces dynamiques complexes, où le désir et l’interdit se mêlent pour créer des expériences intenses et souvent contradictoires. Plus d’informations à ce sujet peuvent être trouvées sur psychologie de l’attirance et des liaisons secrètes.
Les motivations sont rarement uniques ; elles sont souvent un mélange complexe de facteurs personnels, relationnels et contextuels. L’ennui, la routine, le sentiment d’être pris au piège, le manque d’estime de soi, les problèmes de communication, ou même une simple curiosité peuvent se conjuguer pour pousser un individu à franchir le pas.
Pour comprendre les motivations, l’interview de notre psychothérapeute spécialisée en infidélité de couple apporte des réponses nuancées.
Section 5 : Conséquences et suites
La découverte d’une infidélité est un événement traumatisant pour le couple et ses membres, aux répercussions souvent profondes et durables. Les données statistiques aident à mesurer l’impact de ces révélations.
Taux de séparation après découverte : Environ 45% des couples dont l’infidélité a été découverte se séparent dans les cinq ans suivant la révélation. Ce chiffre varie considérablement en fonction de la nature de l’infidélité (ponctuelle ou prolongée, sexuelle ou émotionnelle), de la personnalité des partenaires, de la présence d’enfants et de la volonté des deux parties de travailler à la reconstruction. La confiance, pilier fondamental de toute relation, est profondément ébranlée, et sa restauration est un processus long et difficile.
Taux de reconstruction réussie : Pour les 55% restants qui ne se séparent pas, la “réussite” de la reconstruction est un concept nuancé. Une reconstruction réussie ne signifie pas un retour à l’état antérieur, mais plutôt la construction d’une nouvelle dynamique de couple, souvent plus consciente des besoins de chacun. Les critères de succès incluent le pardon (même si l’oubli est impossible), la restauration de la confiance (même si elle ne sera jamais la même), l’amélioration de la communication, et une redéfinition des attentes mutuelles. Des études longitudinales suggèrent qu’environ 20-30% des couples qui traversent une infidélité parviennent à une reconstruction jugée “positive” ou “renforcée” à long terme, où la crise a servi de catalyseur pour une meilleure compréhension mutuelle.

Impact sur les enfants : L’infidélité, lorsqu’elle mène à des conflits ou une séparation, a un impact significatif sur les enfants. Selon des données de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), les enfants exposés à des conflits parentaux intenses ou à la séparation suite à une infidélité peuvent présenter des troubles émotionnels (anxiété, dépression), des difficultés scolaires ou des problèmes comportementaux. La manière dont les parents gèrent la crise, la qualité de leur communication et leur capacité à préserver les enfants des tensions sont des facteurs déterminants pour minimiser les effets négatifs.
Accès à la thérapie de couple : La thérapie de couple est souvent recommandée pour aider les partenaires à naviguer dans la crise de l’infidélité. En France, l’accès à ces services est variable. Le coût des séances (généralement entre 60 et 120 euros par séance, non remboursées par la Sécurité Sociale) peut être un frein majeur. La disponibilité de thérapeutes spécialisés dans les problématiques d’infidélité est également un facteur limitant dans certaines régions. Malgré ces obstacles, de plus en plus de couples y ont recours, reconnaissant l’aide précieuse d’un tiers neutre pour rétablir la communication et explorer les racines du problème.
Durée moyenne de reconstruction : Le processus de reconstruction après une infidélité est long et exigeant. La durée moyenne estimée pour une véritable reconstruction, où la douleur aiguë s’estompe et où de nouvelles bases sont établies, varie de 18 à 36 mois. Cette période est nécessaire pour traverser les différentes phases : le choc initial, la colère, le chagrin, la compréhension, le pardon et, finalement, la réconciliation ou la décision de se séparer. C’est un travail émotionnel intense qui demande un engagement fort des deux partenaires.
En somme, l’infidélité n’est pas qu’un chiffre ; elle est le point de départ d’une crise qui peut soit mener à la destruction du couple, soit, dans certains cas, à sa transformation et à un approfondissement inattendu, à condition d’un travail mutuel et souvent accompagné.
Section 6 : Contexte européen et international
La France se distingue souvent dans les enquêtes d’opinion sur l’acceptation de l’infidélité, étant perçue comme un pays où la tolérance est plus élevée que chez ses voisins. Cependant, les taux réels d’infidélité déclarée montrent des nuances intéressantes lorsqu’on les compare à d’autres nations européennes et au-delà.
Selon diverses études comparatives (souvent réalisées par des instituts comme Ipsos, YouGov ou des sites de rencontres spécialisés, avec des marges d’erreur et des méthodologies à considérer), la France se situe dans la fourchette haute des pays européens pour l’infidélité masculine déclarée. L’étude IFOP 2023 pour Gleeden place la France à 36% pour les hommes.
Ces données contextuelles sont utiles pour évaluer les meilleurs sites de rencontre adultère en France et la réalité de leur base d’utilisateurs.
Comparons avec d’autres pays européens pour les hommes :
- Allemagne : Environ 27% des hommes déclarent avoir été infidèles.
- Royaume-Uni : Environ 32% des hommes déclarent avoir été infidèles.
- Italie : Environ 25% des hommes déclarent avoir été infidèles.
- Espagne : Environ 29% des hommes déclarent avoir été infidèles.
- Belgique : Environ 33% des hommes déclarent avoir été infidèles (chiffres souvent proches de la France).
Ces chiffres suggèrent que si la France est effectivement parmi les pays où l’infidélité masculine est la plus fréquemment déclarée en Europe, elle n’est pas une exception isolée. Les pays latins, comme l’Italie et l’Espagne, montrent des taux légèrement inférieurs, malgré une image parfois stéréotypée de “latin lover”. Les pays anglo-saxons comme le Royaume-Uni se situent dans une position intermédiaire.
Les variations culturelles et religieuses jouent un rôle prépondérant. Dans les pays où les traditions religieuses (catholicisme, protestantisme, islam) sont plus fortement ancrées et où l’institution du mariage est sacralisée, la déclaration d’infidélité peut être plus faible en raison d’une stigmatisation sociale et morale plus prononcée. Par exemple, dans certains pays d’Europe de l’Est ou du Sud où la religion est très présente, les taux peuvent être inférieurs. À l’inverse, des sociétés plus sécularisées ou libérales peuvent afficher des chiffres plus élevés, non pas nécessairement parce que l’infidélité y est plus fréquente, mais parce qu’elle est plus facilement admise et déclarée.
La France est souvent classée parmi les plus permissifs dans les études d’opinion concernant l’infidélité. Une enquête YouGov de 2017 par exemple, montrait que les Français étaient plus enclins à considérer l’infidélité comme “acceptable” ou “compréhensible” dans certaines situations, comparé à d’autres nationalités. Cependant, cette permissivité dans l’opinion ne se traduit pas toujours par les taux réels les plus élevés. Des pays comme le Danemark ou la Norvège, souvent considérés comme très libéraux, peuvent présenter des taux d’infidélité déclarée comparables ou même légèrement supérieurs à la France dans certaines études, bien qu’ils ne soient pas cités ici.
En conclusion, si la France se positionne comme un pays où l’infidélité est relativement courante et de plus en plus assumée dans les déclarations, elle s’inscrit dans une dynamique européenne complexe, influencée par des facteurs culturels, religieux, sociaux et par la méthodologie même des enquêtes.
Tableau récapitulatif des principales statistiques
| Indicateur | France (2023-2026) | Europe (Moyenne indicative) | Monde (Moyenne indicative) | Source Principale |
|---|---|---|---|---|
| Taux d’infidélité déclarée (Hommes) | 36% (IFOP 2023) | 28-32% | 30-35% | IFOP 2023 (Gleeden), études comparatives |
| Taux d’infidélité déclarée (Femmes) | 24% (IFOP 2023) | 18-22% | 20-25% | IFOP 2023 (Gleeden), études comparatives |
| Évolution (Hommes 2010 vs 2023) | +3 points (33% en 2010 vs 36% en 2023) | Tendance similaire à la hausse dans la plupart des pays | Tendance générale à la hausse des déclarations | IFOP (sondages successifs) |
| Pic d’âge infidélité (Hommes) | 40-55 ans | Similaire, parfois légèrement plus tardif | Similaire, avec variations culturelles | Études sociologiques et psychologiques |
| Pic d’âge infidélité (Femmes) | 30-45 ans | Similaire, parfois légèrement plus précoce | Similaire, avec variations culturelles | Études sociologiques et psychologiques |
| Fréquence après X années de couple | Plus fréquent après 7 ans (et 15-20 ans) | Tendance similaire | Tendance similaire | Études sur la longévité des couples |
| Motivations H vs F | H : sexuel, opportunité, ennui. F : émotionnel, attention, reconnaissance. | Tendances similaires, mais écarts se réduisent | Tendances similaires, avec variations selon les cultures | Journal of Sex Research 2023, études psychologiques |
| Insatisfaction conjugale (non corrélée) | ~40% des cas | ~35-45% des cas | ~30-40% des cas | Études psychologiques sur la satisfaction conjugale |
| Taux de séparation après découverte | ~45% à 5 ans | ~40-50% | ~40-50% | Études sur les conséquences de l’infidélité |
| Durée moyenne de reconstruction | 18-36 mois | 18-36 mois | 18-36 mois | Thérapeutes de couple, études cliniques |
| Impact sur les enfants | Troubles émotionnels/comportementaux en cas de conflit parental intense ou séparation | Tendance similaire | Tendance similaire | INSERM, études sur le développement de l’enfant |
| Perception de permissivité | Parmi les plus permissifs en Europe | Variable selon les pays (Pays nordiques et latins souvent plus permissifs) | Très variable selon les cultures et les religions | YouGov 2017, études d’opinion |
Note : Les chiffres pour l’Europe et le Monde sont des moyennes indicatives basées sur diverses études et peuvent varier considérablement selon les pays, les cultures et les méthodologies de recherche.